Préparer sa Retraite : Les Meilleurs Placements pour Anticiper en 2026

Preparer sa Retraite

L'essentiel pour préparer sa retraite


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<li>Le système de retraite français ne suffira pas à maintenir votre niveau de vie : anticiper avec des placements complémentaires est indispensable.</li>
<li>Le PER (Plan d’Épargne Retraite) permet de déduire jusqu’à 38 448 € par an de vos revenus imposables en 2026.</li>
<li>L’assurance-vie reste le placement le plus polyvalent : liquidité, fiscalité douce après 8 ans, et transmission avantageuse.</li>
<li>Le PEA offre la meilleure fiscalité pour investir en bourse sur le long terme (exonération d’IR après 5 ans).</li>
<li>Combiner PER + assurance-vie + PEA + SCPI constitue la stratégie optimale pour se créer des revenus complémentaires solides à la retraite.</li>
</ul>

Préparer sa retraite est l’une des préoccupations financières majeures des Français, et pour cause : avec la suspension partielle de la réforme des retraites actée dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, l’incertitude sur le montant des pensions futures n’a jamais été aussi forte. Attendre le dernier moment pour s’en occuper, c’est prendre le risque de subir une baisse brutale de revenus le jour du départ.

Dans ce guide complet, je vous présente les meilleurs placements pour préparer votre retraite en 2026 : PER, assurance-vie, PEA, SCPI. Vous découvrirez comment les combiner selon votre âge et votre situation, quelle stratégie d’investissement adopter, et comment tirer parti de la fiscalité pour maximiser votre épargne. Si vous cherchez où placer votre argent au-delà du livret A, la préparation de la retraite est justement le projet idéal pour donner du sens à votre épargne.

Pourquoi anticiper sa retraite est devenu indispensable

Le système de retraite par répartition français traverse une zone de turbulences. La suspension de la réforme des retraites, votée en novembre 2025 et confirmée en février 2026, gèle temporairement le relèvement de l’âge légal pour les générations 1964 à 1968. Mais cette suspension ne résout pas le problème structurel : le ratio actifs/retraités continue de se dégrader, et les pensions futures risquent de ne couvrir qu’une partie de vos revenus d’activité.

Le taux de remplacement en chute libre

Le taux de remplacement (le rapport entre votre pension et votre dernier salaire) est en baisse constante. Pour un cadre du secteur privé, il tourne aujourd’hui autour de 50 à 55 %. Cela signifie concrètement que si vous gagnez 3 500 € nets par mois, votre pension pourrait ne représenter que 1 750 à 1 925 €. Ce manque à gagner de 1 500 à 1 750 € mensuels, il faut le combler par de l’épargne personnelle.

La puissance du temps et des intérêts composés

Plus vous commencez tôt, moins l’effort d’épargne mensuel est important grâce aux intérêts composés. En investissant 300 € par mois dès 30 ans avec un rendement annuel moyen de 7 % (historique du MSCI World), vous accumulez environ 566 000 € à 60 ans. En commençant à 40 ans, avec le même effort, vous n’atteignez que 243 000 €. Le temps est votre meilleur allié : chaque année perdue coûte cher.

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) : l’enveloppe fiscale dédiée

Le Plan d’Épargne Retraite est l’enveloppe spécifiquement conçue pour préparer sa retraite. Créé par la loi PACTE en 2019, il remplace les anciens dispositifs (PERP, Madelin, PERCO) et offre un avantage fiscal puissant à l’entrée.

L’avantage fiscal du PER en 2026

Le principal atout du PER réside dans la déductibilité des versements de votre revenu imposable. En 2026, vous pouvez déduire jusqu’à 38 448 € par personne (10 % des revenus professionnels, plafonnés à 8 fois le PASS). Pour les travailleurs non-salariés (TNS), ce plafond monte à 88 911 €. Même avec des revenus modestes, un plancher de 4 806 € de déduction est garanti.

Nouveauté importante : la loi de finances 2026 allonge la durée de report des plafonds non utilisés de 3 à 5 ans. Vous pouvez donc récupérer les plafonds des cinq dernières années pour effectuer un versement massif. En revanche, la déduction fiscale est supprimée pour les versements effectués après 70 ans.

Les meilleurs PER en 2026

Tous les PER ne se valent pas. Les frais de gestion varient considérablement et grignotent votre performance sur le long terme. Voici les contrats les plus compétitifs du marché :

PERFrais de gestion UCNombre de supportsType de gestionPoint fort
Linxea Spirit PER0,50 %700+Libre / PilotéeLarge choix SCPI et ETF
Yomoni PER Retraite0,30 %ETFPilotéeFrais les plus bas du marché
Ramify Flagship PER0,50 %ETF + SCPIPilotéeAllocation multi-classes
Placement-direct PER0,50 %600+Libre / PilotéeFonds euros performant
Fortuneo PER0,50 %150+Libre / Pilotée0 frais de versement

Sortie du PER : capital ou rente ?

Au moment de la retraite, vous avez le choix entre une sortie en capital (en une ou plusieurs fois), une sortie en rente viagère, ou un mix des deux. La sortie en capital est généralement plus avantageuse fiscalement pour les versements effectués après 70 ans (seuls les gains sont taxés). Pour les versements déduits, le capital est soumis à l’impôt sur le revenu à la sortie, mais votre tranche marginale est souvent plus basse à la retraite qu’en activité.

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Le PER le plus complet du marché : +700 supports dont des SCPI, ETF et private equity. Frais de gestion à 0,50 %. Idéal pour préparer sa retraite en gestion libre ou pilotée.

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L’assurance-vie : le couteau suisse pour préparer sa retraite

L’assurance-vie est le placement préféré des Français, et à juste titre : elle combine liquidité permanente, fiscalité avantageuse après 8 ans, et possibilité de transmission hors succession. Contrairement au PER, votre argent n’est jamais bloqué, ce qui en fait un complément indispensable dans une stratégie retraite. Si vous hésitez entre les deux, sachez que l’idéal est de combiner un contrat d’assurance-vie performant avec un PER pour bénéficier des avantages de chaque enveloppe.

Pourquoi ouvrir une assurance-vie le plus tôt possible

La fiscalité de l’assurance-vie s’améliore avec le temps. Après 8 ans de détention, vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 € sur les gains (9 200 € pour un couple). Au-delà, les gains sont imposés au prélèvement forfaitaire de 7,5 % seulement (plus prélèvements sociaux), contre 12,8 % avant 8 ans. En ouvrant votre contrat dès maintenant, même avec un versement symbolique, vous faites courir le compteur fiscal.

Fonds euros et unités de compte : comment arbitrer

Le fonds euros offre une garantie du capital avec des rendements médians autour de 2,4 à 2,5 % en 2026 (certains fonds nouvelle génération comme celui de Linxea Spirit 2 atteignent 3,13 %). Les unités de compte (ETF, SCPI, actions) offrent un potentiel de rendement supérieur mais sans garantie du capital. La clé est d’ajuster la répartition selon votre horizon : plus vous êtes loin de la retraite, plus vous pouvez vous permettre d’unités de compte.

La stratégie PER + assurance-vie combinée

Une stratégie particulièrement efficace consiste à réinvestir systématiquement l’économie d’impôt générée par le PER dans votre assurance-vie. Concrètement : vous versez 5 000 € sur votre PER, ce qui vous fait économiser 1 500 € d’impôt (TMI à 30 %), que vous placez aussitôt sur votre assurance-vie. Résultat : vous construisez une poche retraite bloquée (PER) et une poche de liquidité disponible (assurance-vie) en parallèle, sans effort d’épargne supplémentaire.

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Le PEA : investir en bourse pour la retraite

Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) est l’enveloppe la plus avantageuse fiscalement pour investir en bourse sur le long terme. Après 5 ans de détention, les plus-values et dividendes sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu : seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent. Sur un horizon retraite de 20 à 30 ans, cet avantage fiscal est considérable. Pour choisir le bon courtier, consultez notre comparatif du meilleur PEA en 2026.

Les ETF : la solution idéale pour le long terme

Plutôt que de sélectionner des actions individuelles, les ETF (fonds indiciels cotés en bourse) permettent de diversifier instantanément votre portefeuille à moindre coût. L’ETF MSCI World (comme le CW8 d’Amundi, éligible PEA) vous donne accès à plus de 1 500 entreprises réparties dans 23 pays développés, pour des frais de gestion de seulement 0,38 % par an. Sur les 30 dernières années, le MSCI World a délivré un rendement annualisé d’environ 8 à 10 %.

Combien investir via le PEA pour la retraite

Le plafond de versement du PEA est de 150 000 €. En investissant régulièrement (méthode DCA), vous pouvez atteindre ce plafond en 12 à 15 ans avec des versements de 800 à 1 000 € par mois. Une fois le plafond atteint, votre capital continue de travailler : seuls les versements sont plafonnés, pas la valorisation du portefeuille. Un PEA ouvert à 30 ans avec 300 € investis mensuellement en ETF World peut raisonnablement viser 400 000 à 600 000 € à 60 ans.

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Les SCPI : des revenus immobiliers réguliers pour la retraite

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) sont un excellent complément pour préparer sa retraite car elles génèrent des revenus réguliers sous forme de dividendes trimestriels. Avec un taux de distribution moyen oscillant entre 4,5 % et 5,5 % en 2026, elles constituent une source de revenus passifs prévisible une fois à la retraite. Pour approfondir le sujet, consultez notre guide complet sur les SCPI.

SCPI en direct ou via l’assurance-vie ?

En direct, vous percevez les revenus directement mais la fiscalité est lourde (impôt sur le revenu + prélèvements sociaux). Via l’assurance-vie, les revenus sont réinvestis automatiquement et bénéficient de la fiscalité douce du contrat. Pour la phase de constitution (avant la retraite), l’assurance-vie est souvent préférable. Pour la phase de consommation (pendant la retraite), la détention directe permet de percevoir les loyers chaque trimestre et de compléter votre pension.

La nue-propriété de SCPI : une stratégie puissante

Acheter des parts de SCPI en nue-propriété temporaire est une stratégie particulièrement adaptée à la préparation de la retraite. Le principe : vous achetez des parts avec une décote de 30 à 40 % (car vous renoncez aux revenus pendant la durée du démembrement). À l’issue de la période (10, 15 ou 20 ans), vous récupérez la pleine propriété et commencez à percevoir les loyers. Aucun revenu à déclarer pendant la phase de nue-propriété, donc aucun impôt. C’est l’idéal pour un actif fortement imposé qui prépare sa retraite à horizon 10-15 ans.

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Comparatif des meilleurs placements retraite en 2026

Pour y voir plus clair, voici un tableau comparatif des principaux placements pour la retraite avec leurs caractéristiques, avantages et limites :

CritèrePERAssurance-viePEASCPI
Avantage fiscal à l’entréeDéduction IR (jusqu’à 38 448 €/an)AucunAucunAucun (sauf nue-propriété)
Fiscalité à la sortieIR sur le capital + PFU sur les gainsPFL 7,5 % après 8 ans + PSPS 17,2 % après 5 ansIR + PS (direct) ou fiscalité AV
LiquiditéBloqué jusqu’à la retraite (sauf cas exceptionnels)Totale à tout momentTotale après 5 ansMoyenne (revente sur marché secondaire)
Rendement potentiel2 à 10 % selon supports2,5 à 10 % selon supports7 à 10 % (ETF World historique)4,5 à 5,5 % (distribution)
Idéal pourTMI ≥ 30 %, déduction d’impôtÉpargne souple, transmissionCroissance long terme en bourseRevenus complémentaires réguliers
Plafond de versementAucun (mais déduction plafonnée)Aucun150 000 €Aucun
TransmissionHors succession (assuranciel)Hors succession (avant 70 ans)Dans la successionDans la succession

Quelle stratégie de placement selon votre âge

La stratégie de placement pour la retraite doit évoluer avec l’âge. Votre horizon d’investissement, votre tolérance au risque et vos besoins de liquidité changent au fil du temps. Voici comment adapter votre allocation selon votre tranche d’âge.

Entre 25 et 35 ans : maximiser la croissance

À cet âge, vous avez 25 à 35 ans devant vous avant la retraite. C’est le moment de prendre du risque et de maximiser la croissance de votre capital. La priorité absolue est d’ouvrir un PEA et d’investir en ETF World via un DCA mensuel. L’assurance-vie doit être ouverte pour « prendre date » fiscalement, même avec un versement minimal. Le PER est intéressant uniquement si votre TMI est déjà à 30 % ou plus. Allocation suggérée : 80 % actions (ETF via PEA), 10 % SCPI (via AV), 10 % fonds euros.

Entre 35 et 50 ans : diversifier et optimiser la fiscalité

Vous êtes dans vos meilleures années de revenus. C’est le moment d’utiliser pleinement l’avantage fiscal du PER pour réduire votre impôt. Le PEA continue de croître, et vous pouvez commencer à investir sérieusement en SCPI (en direct ou en nue-propriété) pour préparer vos revenus futurs. Allocation suggérée : 60 % actions (ETF via PEA), 20 % SCPI, 15 % fonds euros/obligations, 5 % immobilier locatif ou crowdfunding.

Entre 50 et 60 ans : sécuriser progressivement

La retraite approche : il est temps de réduire progressivement le risque. Chaque année, transférez une partie de vos ETF vers des supports plus sécurisés (fonds euros, obligations). Les SCPI en pleine propriété prennent plus de place pour générer des revenus dès le départ en retraite. Le PER reste intéressant pour les dernières années de forte imposition. Allocation suggérée : 40 % actions, 30 % SCPI, 25 % fonds euros/obligations, 5 % liquidités.

Après 60 ans : percevoir des revenus et sécuriser

L’objectif bascule de la croissance vers la distribution de revenus. Vous pouvez commencer à effectuer des rachats partiels sur votre assurance-vie (en profitant de l’abattement après 8 ans), percevoir les dividendes de vos SCPI, et sortir progressivement de votre PER. Conservez toutefois une part d’ETF (20 à 30 %) pour maintenir le pouvoir d’achat de votre patrimoine face à l’inflation sur les 20 à 30 ans de retraite qui vous attendent.

La méthode DCA : investir régulièrement sans stress

Le DCA (Dollar Cost Averaging), ou investissement progressif, est la méthode la plus adaptée pour préparer sa retraite sereinement. Le principe est simple : investir un montant fixe à intervalles réguliers (chaque mois, par exemple), quelles que soient les conditions de marché. Cette discipline élimine le stress du « bon moment pour investir » et lisse le prix moyen d’achat de vos actifs.

Pourquoi le DCA est idéal pour la retraite

Sur un horizon de 20 à 30 ans, les corrections boursières sont inévitables. Mais avec le DCA, les baisses deviennent vos alliées : vous achetez plus de parts quand les prix sont bas, ce qui améliore votre rendement global à long terme. Les données historiques montrent que les investisseurs ayant maintenu un DCA en ETF World depuis 2018 — traversant le krach Covid, la hausse des taux 2022 et les corrections de 2025 — ont réalisé des performances solides grâce à l’effet de lissage et aux intérêts composés.

Mettre en place un DCA automatique

La plupart des courtiers modernes permettent de programmer des plans d’investissement automatiques. Sur Trade Republic ou Boursorama, vous pouvez planifier un achat mensuel d’ETF sans intervention manuelle. L’automatisation est la clé : elle supprime l’émotion et garantit la régularité. Commencez avec un montant soutenable (même 100 € par mois) et augmentez-le progressivement à chaque augmentation de salaire.

Les erreurs à éviter quand on prépare sa retraite

Même avec les bons placements, certaines erreurs courantes peuvent saborder votre stratégie retraite. En voici les principales à connaître pour les éviter.

Commencer trop tard

C’est l’erreur numéro un. Chaque année d’inaction coûte exponentiellement plus cher à rattraper. Un investisseur qui commence à 25 ans avec 200 €/mois (rendement 7 %) accumule environ 525 000 € à 60 ans. S’il commence à 40 ans, il lui faudra 700 €/mois pour atteindre le même objectif. Plus vous attendez, plus l’effort nécessaire augmente.

Tout mettre sur le fonds euros

Avec un rendement de 2,5 %, le fonds euros ne suffit pas à construire un capital retraite significatif. Après inflation (environ 2 %), le rendement réel est quasi nul. Sur un horizon de 20 ans ou plus, il est impératif d’inclure des actifs de croissance (ETF, SCPI) pour battre l’inflation et faire travailler réellement votre épargne.

Négliger les frais

Un écart de frais de 1 % par an semble dérisoire, mais sur 30 ans il représente une différence de capital de 25 à 30 %. Fuyez les contrats bancaires traditionnels chargés en frais d’entrée (3 à 5 %), en frais de gestion élevés (1 à 2 %) et en frais d’arbitrage. Privilégiez les contrats en ligne (Linxea, Placement-direct, Fortuneo) avec 0 % de frais d’entrée et des frais de gestion compétitifs.

Oublier la diversification

Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Un portefeuille retraite robuste combine actions (ETF via PEA), immobilier (SCPI), obligations et fonds euros (assurance-vie), et avantage fiscal (PER). Cette diversification entre classes d’actifs et enveloppes fiscales vous protège contre les aléas d’un seul marché.

Attention à la fiscalité du PER à la sortie — Les sommes déduites à l’entrée sont imposées à l’impôt sur le revenu à la sortie. Si votre TMI est identique ou supérieure à la retraite, l’avantage fiscal du PER est réduit voire nul. Le PER est surtout intéressant si votre TMI baisse significativement entre la vie active et la retraite (passage de 30 % à 11 % par exemple).

Combien épargner chaque mois pour sa retraite

La question du montant à épargner pour la retraite dépend de votre objectif de revenus complémentaires, de votre âge de départ et du rendement attendu. Voici quelques simulations concrètes pour un objectif de 1 500 € de revenus complémentaires mensuels à la retraite (en plus de la pension), en supposant un rendement annuel moyen de 6 % :

Âge de départ de l’épargneHorizon (retraite à 63 ans)Capital nécessaire (règle des 4 %)Épargne mensuelle requise
25 ans38 ans450 000 €≈ 250 €/mois
30 ans33 ans450 000 €≈ 350 €/mois
35 ans28 ans450 000 €≈ 500 €/mois
40 ans23 ans450 000 €≈ 720 €/mois
45 ans18 ans450 000 €≈ 1 100 €/mois
50 ans13 ans450 000 €≈ 1 800 €/mois

Ces chiffres illustrent l’importance de commencer tôt. À 25 ans, 250 € par mois suffisent. À 50 ans, il faut 7 fois plus pour le même résultat. La « règle des 4 % » utilisée ici suppose que vous pouvez retirer 4 % de votre capital chaque année sans l’épuiser sur une retraite de 25-30 ans, grâce au rendement résiduel du portefeuille.

Optimiser la fiscalité de son épargne retraite

L’optimisation fiscale est un levier majeur pour maximiser votre patrimoine retraite. Chaque enveloppe a ses règles propres, et les combiner intelligemment permet de payer le minimum d’impôts tout au long de votre vie d’épargnant.

L’ordre optimal d’ouverture des enveloppes

Voici l’ordre recommandé pour ouvrir vos enveloppes fiscales, en priorité : d’abord le PEA (meilleure fiscalité sur les plus-values boursières après 5 ans), puis l’assurance-vie (pour prendre date et faire courir les 8 ans), puis le PER (si votre TMI est à 30 % ou plus). Cette hiérarchie maximise vos avantages fiscaux sur le long terme.

Tirer parti des plafonds de déduction PER

Avec le nouveau report sur 5 ans (au lieu de 3), vous pouvez cumuler des plafonds inutilisés pour effectuer un versement important. Si vous n’avez jamais ouvert de PER, vous disposez potentiellement de 5 × 4 806 € = 24 030 € de plafond minimum à utiliser, même avec des revenus modestes. Pour les couples mariés, les plafonds sont mutualisables, ce qui double le potentiel de déduction.

Rachats programmés sur l’assurance-vie

Une fois à la retraite, programmez des rachats partiels mensuels sur votre assurance-vie en restant sous l’abattement annuel de 4 600 € de gains (9 200 € en couple). Ainsi, vous percevez des revenus complémentaires sans payer d’impôt sur le revenu. C’est l’équivalent d’une « rente maison » avec une flexibilité totale : vous pouvez ajuster le montant, suspendre les rachats, ou accélérer selon vos besoins.

Mon retour d'expérience

J’ai commencé à préparer ma retraite dès mes premiers revenus, en ouvrant un PEA que j’alimente chaque mois en ETF World via un DCA automatique. En parallèle, j’ai ouvert une assurance-vie chez Linxea pour « prendre date » fiscalement et diversifier avec des SCPI en unités de compte. Le PER est venu plus tard, quand ma TMI a atteint 30 %, pour optimiser ma fiscalité. Ce que j’ai appris : la clé n’est pas le montant initial mais la régularité. Même 150 € par mois, investis dès 25 ans, peuvent faire une vraie différence grâce aux intérêts composés. Le plus dur, c’est de commencer — ensuite, l’automatisation fait le travail.

Livres recommandés pour préparer sa retraite

Pour approfondir vos connaissances et construire une stratégie retraite solide, voici les lectures que je recommande :

Lecture recommandée

📚 Épargnant 3.0

Par Édouard Petit. Le guide de référence pour investir en ETF de manière simple et efficace. Parfait pour comprendre l'investissement indiciel et mettre en place un DCA sur le long terme pour sa retraite.

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Lecture recommandée

📚 La psychologie de l'argent

Par Morgan Housel. Comprendre les biais psychologiques qui sabotent nos décisions financières. Indispensable pour rester discipliné dans sa stratégie d'épargne retraite sur le long terme.

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Lecture recommandée

📚 Père riche, Père pauvre

Par Robert Kiyosaki. Un classique pour comprendre la différence entre revenus actifs et revenus passifs, et pourquoi construire des actifs dès maintenant est la clé d'une retraite sereine.

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Questions fréquentes sur la préparation de la retraite

Le plus tôt possible, idéalement dès vos premiers revenus (25-30 ans). Grâce aux intérêts composés, chaque année compte. Un investisseur qui commence à 25 ans avec 200 €/mois accumule plus du double d’un investisseur qui commence à 40 ans avec le même montant. Même si vous ne pouvez mettre que 50 ou 100 € par mois au début, l’important est de démarrer et d’automatiser.

Il n’y a pas de placement unique idéal : la meilleure stratégie combine plusieurs enveloppes. Le PEA avec des ETF World pour la croissance long terme, l’assurance-vie pour la liquidité et la transmission, le PER pour l’avantage fiscal à l’entrée (si TMI ≥ 30 %), et les SCPI pour les revenus complémentaires réguliers. Cette combinaison optimise à la fois le rendement, la fiscalité et la diversification.

Oui, le PER reste très intéressant en 2026, notamment grâce à l’allongement du report des plafonds de 3 à 5 ans. L’avantage fiscal à l’entrée est maintenu. La principale nouveauté est la suppression de la déduction après 70 ans, mais cela n’impacte pas la majorité des épargnants actifs. Le PER est surtout pertinent si votre TMI est à 30 % ou plus pendant votre vie active.

Cela dépend de votre âge et de votre objectif. Pour viser 1 500 € de revenus complémentaires mensuels à la retraite (capital de 450 000 €, règle des 4 %), il faut environ 250 €/mois en commençant à 25 ans, 500 €/mois à 35 ans, ou 1 100 €/mois à 45 ans (rendement moyen supposé de 6 %). L’important est de commencer avec ce que vous pouvez et d’augmenter progressivement.

Oui, il existe des cas de déblocage anticipé : achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, expiration des droits au chômage, ou cessation d’activité non salariée suite à une liquidation judiciaire. Le cas le plus courant est l’achat de la résidence principale, qui permet de récupérer tout ou partie de son PER avant la retraite.

Les deux sont complémentaires et non concurrents. Le PER offre un avantage fiscal immédiat (déduction des versements) mais votre argent est bloqué. L’assurance-vie n’offre pas de déduction à l’entrée mais votre épargne reste disponible à tout moment. L’idéal est de combiner les deux : le PER pour l’économie d’impôt, l’assurance-vie pour la liquidité et la transmission.

La suspension (loi de financement de la Sécurité sociale 2026) gèle le relèvement de l’âge légal pour les générations 1964-1968. Mais cette mesure est temporaire et ne résout pas le déséquilibre structurel du système. Cela renforce d’autant plus la nécessité d’épargner par soi-même pour compléter une pension qui sera probablement insuffisante, quelle que soit l’évolution de la réforme.

Oui, les SCPI sont particulièrement adaptées à la retraite grâce à leurs revenus réguliers (dividendes trimestriels de 4,5 à 5,5 % en 2026). Elles permettent de se constituer un « loyer » sans les contraintes de gestion de l’immobilier locatif. Pour optimiser, achetez en nue-propriété pendant votre vie active (décote + pas d’impôt) et récupérez la pleine propriété à la retraite pour percevoir les revenus.

Avertissement — Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Investir comporte un risque de perte en capital. Consultez un conseiller financier avant toute décision d’investissement.

alexis

alexis

Investisseur particulier & Fondateur

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